Coupe du monde 2010 - Champéry - Samedi 24 Juillet
Samedi 24 Juillet s’est déroulé la 4ème manche de la coupe du monde tout à coté de chez nous, en Suisse, à Champéry.
Ce n’est qu’après avoir réglé les derniers soucis concernant l’affaire d’Esteban que nous avons pu charger le camion et préparer les affaires pour partir. En effet, le mardi j’ai eu le soutien de tous mes sponsors et partenaires, notamment le partenaire concerné, Michelin, et la personne citée dans un mail d’Esteban. C’est donc un tout nouveau départ pour le Team et Céline GROS.
Après un trajet assez court ( comme nous n’en avons pas l’habitude d’en faire pour aller sur une coupe du monde ! ), nous sommes arrivé le mercredi matin à Champéry pour monter le stand, sous le soleil ( à ce moment là nous ne savions pas ce qui allait nous attendre pour la fin de semaine ! ). Grosse surprise générale pour le Team puisque notre stand était prévu juste en face de la ligne d’arrivée, de l’écran géant et du cadran timing, ce qui nous annonçait d’être dans le vif de l’action et d’avoir de très bonnes retombées pour les sponsors et partenaires.
Tous le monde se rappellera des conditions météo déplorable que nous avions eu pour la manche de coupe du monde qui avait eu lieu il y a 3 ans à Champéry avec un déluge de pluie lors de la finale pour les 30 derniers hommes à s’élancer.
Une fois le stand monté, c’est l’heure de la descente à pied, on s’équipe comme pour aller en haute montagne parce que la piste de Champéry est la plus pentue de la saison !
1.6km pour près de 500m de dénivelé ! On retrouve donc quasiment la même piste qu’en 2007, avec des virages relevés qui supprimes les parties les plus techniques et qui redonnent de la vitesse sur cette piste longue d’environ 3mn30 pour les hommes, sur le sec. De gros sauts ont été construits, ce qui allait donner un vrai spectacle pour les spectateurs et surtout de grosses interrogations chez les femmes puisqu’il faudra sauter des doubles de plus de 12m en fin de parcours…

Le stand Morzine-Avoriaz / Haute-Savoie installé au cœur de cette coupe du monde

le jeudi, le temps était encore au beau…pas pour longtemps !

Les entrainements ont débutés le jeudi sur une piste sèche, rapide mais assez glissante en raison de la poussière. Impossible de s’arrêter le long de la piste pour regarder des passages tellement le tracé est raide et le peu d’endroits plats étaient complets, les pilotes en profitant pour faire reposer les bras ! Les essais se sont bien passés de mon coté, de bonnes sensations, mais je n’ai pas osé sauter les grosses doubles, seules 2 filles les ont passées et du coup j’ai préféré me concentrer sur les traces et privilégier le samedi matin les sauts. Mais en fin d’après midi, il s’est mis à pleuvoir, laissant présager un samedi…glissant !
Et ce fut chose faite, il a plut toute la nuit et le vendredi matin les essais ont été très chaotiques ! Imaginez vous dans une pente ou même à pied sur le sec il est difficile de descendre... alors à vélo dans la boue ! On a donc assisté à un festival de chutes, en général sans gravité, juste de grandes glissades sur le dos ou à plat ventre ! Moyenne de chutes par descentes pour tout le monde : 3 ou 4 !
Malgré les conditions, je me suis senti plutôt à l’aise, même si je savais qu’il allait y avoir une part de chance pour la manche qualificative de l’après midi. Le mécanicien s’efforçant de remettre le vélo en état avant la demi finale, je me changeais en 4ème vitesse pour être à l’heure au départ. Et hop, départ donné, j’ai tenté de réaliser une descente sans trop de chutes ( ce qui était le même objectif pour tout le monde ! ) et termine 7eme de la manche qualif avec une grosse chute mais rien de mal. Ce résultat me donnait plutôt confiance pour le lendemain puisque j’ai été loin de tout donner. Après 3h de mécanique pour le mécanicien, nous rentrons à l’appartement en continuant de voir la pluie tombée.

Dimitri en pleine mécanique
Le samedi matin, rebelote, il pleuvait mais le temps semblait malgré tout s’éclaircir ( si on peut décrire ça comme ça ! ). Et c’est une piste encore plus boueuse que la veille, de grosses ornières, des parties collantes ou pour les essais, certains étaient contraints de s’arrêter pour débourrer les vélos qui n’avançaient plus tellement les pneus étaient rempli de boue ! Bref, pas mal de chutes aussi, des passages quasi impossible à descendre sur le vélo mais pas de chutes pour moi, un bon point ! Les filles avaient laisser tomber littéralement le fait de sauter les doubles de la fin, et même pour les hommes cela semblait très difficile.
La finale s’annonçait très très difficile physiquement, avec des vélos qui prenaient pas loin de 3kg de boue, des trous partout…et tout les pilotes savaient que même si lors de notre descente finale nous tombions, il était possible de faire un très bon résultat. L’objectif était donc de faire une descente sans trop sortir les pieds, en essayant de rester dans les ornières et en évitant les chutes…facile à dire… !

une petite idée de l’état des vélos !
J’étais plutôt confiante suite à mes essais du matin et pour la finale je suis parti avec une grosse motivation ! Un peu trop grosse peut être puisque sur la partie haute, tout s’enchaine bien jusqu’à une première chute sur une racine. Celle-ci ne me perturba pas trop et je suis reparti comme si de rien n’était sauf que quelques virages plus loin, je me retrouve couchée au sol en loupant une ornière, du coup mon vélo à bourrer, obligée de pousser le vélo et hop je repars, assez énervée j’avoue ! Du coup je tente de rattraper un peu le retard accumulé en haut et je me prend un arbre de pleine face… La colère monte, je repars et 2 virages plus tard, je prends une mauvaise ornière et sors de la piste, le vélo bourre à nouveau et je suis obligé de repousser le vélo…, tout cela avant le 1er temps intermédiaire… Après cette sortie de piste, je perds toute confiance, d’autant plus que l’arbre a été un peu rude pour ma clavicule. Du coup, je décide de terminer cette manche finale en assurant au maximum. En bas, je termine 10ème et très grosses déception pour moi puisqu’au temps 1er intermédiaire, après mes 4chutes, j’avais le 8eme temps…Comme quoi tout était possible et je retiens le fait qu’il ne faut jamais baisser les bras.

très boueux !
Un week end donc bien boueux pour le Team, et malgré cette 10ème place je garde ma 9ème place au général de la coupe du monde à seulement quelques point de la 7ème et de la 8ème. Je sais qu’il est plus que possible de remonter au général de la coupe du monde lors de la prochaine manche qui se déroulera dimanche prochain à Val Di Sole en Italie. Je compte sur vous pour regarder le direct sur freecaster.tv.
Je remercie toutes les nombreuses personnes qui sont venu m’encourager samedi, ça a été un plaisir de se sentir pousser pendant cette descente vraiment difficile.
































